jeudi 3 mai 2012

samedi 28 avril 2012

Valérie Rosso-Debord a-t-elle oublié ou perdu ses propres racines ?

Quand on est investi d’une fonction aussi importante que déléguée générale adjointe de l'UMP en pleine période électorale, on doit mesurer chaque mot public qui engage sa formation politique, ses amis ou collègues.
Ses dernières accusations vis à vis de Najat Vallaud-Belkacem d’origine marocaine ( dont j’ai critiqué vivement certaines déclarations injustes envers Nicolas Sarkozy) et plus largement envers les français d'origines diverses sont regrettables.
Je renvoie l‘ascenseur à Valérie Rosso-Debord en lui rappelant ses racines et liens multiples à elle qui ne l’ont pas empêchées (malgré les changements comportementaux nouveaux énormes de sa génération en comparaison à ceux traditionnels des parents et ancêtres) « d’être » dans son identité française..   
Oui, la France s’est enrichie de ses apports colorés, humanistes multiples, locaux, régionaux, continentaux de ses citoyens tout en conservant sa spécificité et son intégrité. La France forte, c’est aussi son identité propre enrichie de son universalité.
Faut-il exiger de couper de leurs racines géographiques tous les français d’origine allemande, anglaise, polonaise, arménienne, asiatique, africaine, maghrébine ou religieuses juive, musulmane ou protestante pour paraître autant ou sinon plus français que vous.
L’identité française s’enrichit dans le partage. La loyauté envers la France et le racinement, il n’y a qu’à lire l’histoire de France et de ses guerres pour en saisir les points forts et les points faibles.
Je regrette par ailleurs que Madame Najat Vallaud-Belkacem, ne vous ai pas répondu, en vous signifiant sa fierté d’être à la fois française et d’origine marocaine et même d'appartenir au "Conseil de la communauté marocaine de l'étranger" (CCME) pour aider, dans le cadre de la loi et des principes de l’humanisme, des personnes en souffrance dont elle comprend mieux la sensibilité.
Quand je pense au système politique américain et à ses responsables démocrates ou républicains qui, malgré leur différences, ont permis à un BARACK OBAMA de devenir Président de la première puissance du monde, on mesure avec vous le chemin à parcourir pour que tous, français de tous horizons, de là où le soleil ne se couche jamais, soyons tous unis et meilleurs ici et partout ailleurs.
Quand à votre allusion à une croyance religieuse l’islam en particulier, je ne peux que vous plaindre davantage de pointer du doigt 5 à 8 % de la population française tout à fait en règle avec leurs droits et devoirs républicains dans leur immense majorité et vous souhaiter de tout cœur plus d’équilibre et de sérénité.
Je vous rappelle, à toutes fins utiles, qu’une religion persécutée ne peut qu’en être renforcée et enrichie. Merci pour les musulmans et l’islam de France. Je recommande vivement la grande mosquée de Paris et le CFCM d' inviter Madame Valérie Rosso-Debord afin de l'éclairer davantage sur le comportement républicain et la spiritualité apaisante de l'Islam de France.
Je suis, tout simplement, opposé à toutes les inquisitions, extrémismes, manipulations, désinformations tournant autour des croyances religieuses des français d'où qu'elles viennent.

PS : pour information destinée à certains commentaires, je ne suis pas d'origine marocaine.

jeudi 26 avril 2012

Présidentielles : le diable s’invite à la campagne présidentielle. Une spécificité bien française


On diabolise l’autre à tout va et à qui fait mieux pour lui faire porter queue et cornes. Le rouleau compresseur de  la diabolisation est en marche forcée et tout y passe. Les candidats, les partis, les électeurs (de l’autre bien sûr), puis les croyances religieuses, les étrangers, les riches, les pauvres, les hommes, les femmes, l’Europe, le monde et même Johnny Hallyday.
Au dessus des nuages, quelque part dans le ciel, il y en a Un qui doit bien se marrer. Il sait qu’ils ont tous un diable dans la poche et un ange dans l’autre mais, grosso modo, ce sont de bons "petits diables".
Lui, il tient la balance. On dit qu’Il a toujours le dernier mot.

mercredi 25 avril 2012

L’Allemagne de l’ouest a su réinsérer l’Allemagne de l’est, la restructurer, la digérer, renforcer les deux économies et finaliser l'unité. Voila un défi historique et des résultats exemplaires. Nicolas Sarkozy avait raison..


L’Allemagne de l’ouest a su réinsérer l’Allemagne de l’est, s'unifier en un grand territoire, puis se restructurer, digérer et renforcer les deux économies. Voila un défi historique et des résultats exemplaires dont chaque allemand en tire une grande fierté.
Nicolas Sarkozy avait raison de travailler sans relâche, (les français en sont témoins)  avec Angela Merkel pour une meilleure gouvernance Européenne, pour une débureaucratisation de son appareil en vue d'une meilleure efficacité et pour la protection de l’Euro face aux grands trusts financiers et aux nouveaux géants de la mondialisation. C’était aussi dans l’intérêt, à moyen et long terme, de notre économie et de nos finances de ne pas s'isoler et de se concerter étroitement avec nos meilleurs partenaires face à une crise sans précédent.
Le chantier est encore largement ouvert et les corrections sont en cours. Savoir s'inspirer et se concerter avec les bons exemples autour de nous en respectant les spécificités de chacun et en corrigeant nos points faibles structurels est une bonne chose en soi.
Remettre tout cela en cause de la part de François Hollande serait une erreur.

vendredi 20 avril 2012

La gauche peut féliciter Patrick Buisson, un excellent allié

Monsieur Buisson a certainement oublié qu'il avait affaire à un président - candidat et non un candidat ordinaire
Quant à la gauche socialiste, ce n'est ni son programme, ni son bilan, ni celui de son candidat qui la favoriseraient particulièrement dans les sondages de ce premier tour.
Les électeurs de 2012 sont plus des électrons libres que des molécules aux ordres...
Sans le style de la ligne Buisson et compagnie ( conseillers et fidèles proches de Nicolas Sarkozy), Nicolas Sarkozy aurait eu 6 à 10 points d'écart d'avance sur François Hollande et ce, rien que, pour son expérience, sa situation de président sortant, son dynamisme et sa connaissance réelle des défis en cours et à venir tant au national qu'à l'international.
Par ailleurs, le style d'un juge ( Hollande) passe toujours mieux que celui d'un procureur (Sarkozy) face à un même dossier et un même traitement car tout ce qui parait excessif perd un peu de sa crédibilité.
Raphaet Dali

PS du 24 juin 2012: l'avenir a donné raison à cette thèse. Ils sont nombreux à droite à y souscrire maintenant et à dire que Nicolas Sarkozy a été trahi. J'avais été choqué par la tournure que prenait cette campagne, moi qui ai soutenu sincèrement la volonté et l'engagement de Nicolas Sarkozy pour les réformes et le changement pour le pays, et ce, sans aucun intérêt partisan ou personnel si ce n'est l’intérêt général. Je l'ai alerté à maintes reprises personnellement du danger de l'hyper-droitisation à travers le net, sans intermédiaires mais sans résultats cette fois-ci. Les écrits et les dates sont là.
Le plus dur pour moi aussi, je le dis simplement, c'est que mes diagnostics sont sans appel. (voir mes posts)

JDD : Cette campagne qui a oublié les grands enjeux


Source : http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Bilan-de-la-campagne-electorale-504059/
 La campagne électorale prend officiellement fin ce vendredi soir. Entamée depuis plus d'un an par François Hollande, et moins de deux mois par Nicolas Sarkozy, elle a déçu les Français. Leurs priorités ont été oubliées, les grands enjeux mis de côté. Conséquence : l'abstention pourrait être forte.

 Les Français ont tourné le dos à la campagne électorale.
 Sur ce sujet au moins, tous les sondages sont unanimes. Et, fait plus rare encore, les politiques aussi. Les Français sont déçus par la campagne électorale. Moment fort de la vie démocratique, l'élection présidentielle n'a pas répondu à leurs attentes. La crise est passée par là, et a ramené les candidats à la réalité. François Hollande a dû troquer l'idéalisme de gauche contre le pragmatisme social-démocrate. Nicolas Sarkozy a enlevé son costume de candidat du pouvoir d'achat pour endosser celui de père la rigueur. Pas d'argent, pas de promesse, donc pas de ferveur.

Début janvier, la France perd son triple A, et la lutte contre les déficits publics semble alors s'imposer comme le thème principal des derniers mois de campagne. Aujourd'hui, les favoris n'en parlent plus, laissant François Bayrou et les petits candidats brandir la menace d'une rétrogradation de la France sur l'échiquier mondial. Bien que conscients des difficultés traversées, on peut s'interroger sur la volonté des Français d'un grand débat économique. En témoigne l'échec de la campagne du centriste, qui en a fait son cœur de campagne.

Le halal plutôt que le pouvoir d'achat…
 Les électeurs n'avaient que trois mots à la bouche : emploi, logement, pouvoir d'achat. Leurs priorités n'auront été évoquées qu'au compte-goutte. Qui pour citer une mesure forte de François Hollande sur ces thèmes? Et de Nicolas Sarkozy? L'actualité a aussi sa part de responsabilité dans ce décalage entre les deux principaux aspirants à la fonction suprême et les Français. L'affaire Merah est passée par là. Avec elle, les questions de sécurité et d'immigration sont revenues sur le devant de la scène. Nicolas Sarkozy, à la peine dans les sondages, s'est engouffré dans la brèche et n'en est plus sorti, trop content de trouver là un terreau propice à ramener vers lui les électeurs du Front national qui lui ont offert la victoire en 2007.

Mal à l'aise sur ces thèmes régaliens où Nicolas Sarkozy a une crédibilité qui lui est supérieure, François Hollande a alors dégainé sa proposition de réforme du permis de conduire. Le lendemain, dans le JDD, Nicolas Sarkozy annonce la sienne. Et pendant une semaine, le petit papier rose est au centre du débat. Important, mais loin du niveau que l'on est en droit d'attendre d'une élection présidentielle. Même remarque pour le halal, qui a alimenté la controverse pendant des jours et des jours. "La polémique n'a pas lieu d'être", avait pourtant affirmé Nicolas Sarkozy depuis Rungis. Avant de tomber dedans lui aussi. Comme les autres. Comme les médias.

Contraints au réalisme, les grands candidats ont laissé le terrain de l'espoir à ceux qui n'ont pas à craindre de ne pas tenir leurs promesses. Ni à rendre des comptes. Bien qu'il assure le contraire, Jean-Luc Mélenchon sait qu'il ne sera pas président. Alors il annonce un Smic à 1.700 euros net ou une taxation à 100% des revenus supérieurs à 360.000 euros. "Le rêve français" de François Hollande a vécu. Place au "rêve rouge" à la sauce Mélenchon. Le leader du Front de gauche a profité de la morosité de la campagne pour s'imposer. Le troisième homme, ça ne sera pas François Bayrou, lui qui n'a que la dette à la bouche. Ce ne sera peut-être pas Marine Le Pen, elle qui ne jure que par la fin de l'immigration. Ce sera peut-être Jean-Luc Mélenchon, lui qui promet la révolution.
 Benjamin Bonneau - leJDD.fr

mercredi 18 avril 2012

Sondages : le flou et l’opacité en amont et en aval en font la plus formidable machine de manipulation politique de cette décennie. La transparence impose leur interdiction en période électorale

Non, ce n'est pas une machine d'information car  bien structurée et organisée pour orienter les choix des citoyens en faveur de tel ou tel candidat et ce à partir d'échantillons de petite taille et dont les critères de sélection restent flous.
C'est, en partie,le phénomène de suggestivité qui devient quasi-réalité pouvant amener des groupes plus larges à changer d'opinion sur tel ou tel personnage. A cela s'ajoute l'environnement médiatique adapté à l'objectif et le tour est joué.
Mêmes infos, mêmes qualificatifs vrais ou faux sur un personnage provenant de sources multiples, peuvent devenir ainsi une quasi vérité pour la majorité.
La démocratie peut alors être bel et bien malmenée. Une enquête approfondie devrait être mise sur pied dans les meilleurs délais.
J'appelle le parlement et le sénat à se pencher rapidement sur cette question.

mardi 17 avril 2012

Présidentielles : Le summum de l’hypocrisie et des « non dits ». Les «cités et quartiers de France » et les "barons" socialistes..


Pour guérir les «cités et les quartiers de France", les  barons socialistes ont inventé l’«association NI PUTES NI SOUMISES ». La machine est vite opérationnelle uniquement pour les « zones sélectionnées » et comme par miracle, les filiales se retrouvent généralisées et financées en un tour de main. Cadeau social des socialistes aux jeunes des "enclaves". Les hommes et femmes des zones pointées ont compris la misérabilité de la manœuvre et le rejet a été total.
De quel coté est le summum de l’hypocrisie et de la stigmatisation ?
Là, il ne s’agit plus de discours fleuris du socialisme mais des faits, un programme planifié et des actes réels pour pointer du doigt des catégories de français.
Les nombreux militants de gauche sincères (le cœur vraiment à gauche) sont eux même victimes de la manipulation de la formidable force d’inertie de leurs appareils et de la dictature de leurs baronnies.
Un jour, ils feront leur printemps contre « l’hypocrisie et les non dits » d'une certaine hiérarchie.
PS : Les manœuvriers de la gauche ont rapidement et discrètement su filer leurs bras cassés à la droite qui, naïvement, les a intégrés jusqu'au gouvernement de Monsieur François Fillon pour raison d'"ouverture". Les chevaux de Troie, au nombre de cinq comme les doigts de la main, étaient à leur place et les boulets avec.
La politique a ses raisons et la fin justifie les moyens..

samedi 31 mars 2012

Présidentielles : le piège de la super droitisation

La stratégie piégeante, c’est de vouloir directement ( conseillers qui ont oublié avoir affaire à un président sortant et non un primo candidat ) ou indirectement par des voies détournées (articles, médias, sondages) pousser Nicolas  Sarkozy plus à droite et donc chercher à l’isoler davantage de l’électorat français des couches moyennes qui représente le gros du réservoir en général (votants,  indécis et sujets au vote sanction) et qui, globalement, n’aime pas les "extrêmes". Il attend des candidats de la franchise, de la transparence qui font la crédibilité sur les sujets qui touchent le quotidien des français et en particulier le présent et l’avenir de leur emploi, de leurs enfants, de leur finance, de leurs entreprises et surtout pour plus de justice sociale qui protège les petits et moyens contre l’appétit féroce des grands et des appareils.. Voila les vrais enjeux qui, avec le style et l'esprit de rassemblement, feront les résultats du vote.
 Le président sortant, c’est un peu le chef de famille, le père protecteur de tous, sans exceptions, qui s'exprime, qui conseille, qui oriente mais ne pointe jamais du doigt une catégorie vis à vis d'une autre, jamais même dans le vrai.
C’est l’aile dure des candidats qui fait davantage leur faiblesse, leur isolement, qui les fait passer pour des « méchants » alors qu'ils ne le sont pas. C'est le sentiment '"anti méchant" qui fait le succès de l'adversaire plus que son programme...et les français globalement, jeunes ou adultes, hommes ou femmes, n’apprécient pas ces profils  mais privilégient "les justes" et ceux qui sont en mesure de les mener à bon port... Car la sévérité et la rigueur affichées quand elles sont nécessaires, ne peuvent passer ou être acceptées que si la justice, l’égalité, la générosité et la pédagogie  les accompagnent et règnent réellement en puissance. C'est ainsi qu'on rassure les français. Sinon, c’est le 2 poids 2 mesures et le sentiment d’injustice. Cela les français de 2012 en comprennent mieux les tenants, les aboutissants et les enjeux. Ils ne l’acceptent pas non plus.
En attendant, les jeux ne sont pas encore faits. Les deux dernières semaines et la dernière en particulier seront décisives. A ce jour, Nicolas Sarkozy, son expérience face aux épreuves et aux "coups bas", son dynamisme exceptionnel, son dévouement profond à son pays, sa capacité de se remettre en question et de reconnaitre, quand nécessaires, la faiblesse de certains choix, représentent ses principaux atouts qui feront certainement du candidat le favori du podium le jour J.
3 semaines restent encore pour convaincre davantage les français et les rassembler.


mardi 20 mars 2012

Quand les anges chantent …. To beleave in a day...

Quand les anges chantent …. To beleave in a day... Magnifique

Lien
Aimablement transmis par Paul Boiteux (Kremlin Bicêtre). Cliquez ici : http://www.staged.com/video?v=NtK




vendredi 16 mars 2012

Présidentielles 2012 : Aujourd’hui, au grand journal de Canal +, c’était Sarkozy Plus

Excellente partition dans la joie et la bonne humeur.
Sans Nicolas Sarkozy, une espèce risque d’être en voie de disparition : les journalistes. A bon entendeur..
Entre eux, ce n’est que passion avec ses hauts et ses bas. Si ce n’est pas de l’amour,  c’est du dépit amoureux.
 Il s’agit d’une hyperbole bien sûr

Les collectivités locales et la crise. L'alerte de Raphaet Dali il y a 2 ans ( 2009)

Conseil de la Communauté d’agglomération du val de Bièvre : lundi 2 mars 2009



« Face à une crise sans précédent, nous ne voyons pas là un budget local de crise » Intervention de Raphaet Dali au nom du groupe d’opposition divers droite.
Déjà en 2009
Monsieur le Président, mes chers collègues,

Notre groupe a lu avec beaucoup d’intérêt le compte-rendu présenté par le bureau de notre communauté d’agglomération du Val de Bièvre et écouté avec beaucoup d’attention l’intervention explicative de Madame Cordillot, Maire de Villejuif  concernant le débat d’orientation budgétaire 2009.
Au vu de ce compte-rendu, et au vu de toutes les informations à notre disposition, il y a entre nous un point sur lequel nous sommes unanimement d’accord.
Nous sommes face à une crise financière et économique sans précédent.

Situation de crise extraordinaire, nous en convenons, appelle mesures thérapeutiques extraordinaires de cette crise.
Gagner une bataille ou du moins réduire au maximum les pertes, suppose
1/ d’abord un état d’esprit (une prise de conscience exceptionnelle) et
2/ bien sur de mesures exceptionnelles adaptées.
Hélas, nous n’avons pas vu, dans cette présentation, un budget de crise.

Les dépenses et les recettes programmées pour la communauté d’agglo sont classiques et l’investissement aussi comme si de rien était.
Cette crise, la France n’en est pas responsable. Elle est mondiale. Nous en subissons les conséquences, probablement moins que d’autres pays grâce à notre système d’amortisseur social. Elle est plus conjoncturelle à ce stade que structurelle . La bulle financière, la mondialisation, la crise économique, il n'est pas évident d'en prévoir ni préjuger de leurs conséquences.
Elle est donc belle et bien là. Les chiffres dont certains sont cités dans votre exposé et qui sont publics, nous interpellent. Vous les connaissez, nous les connaissons :
- Une dette de l’état exponentielleLa dette de l’État représente 65% du PIB et même 112% si on ajoute le paiement des retraites des fonctionnaires.
A partir de 2012, les actifs risquent de ne pas être assez nombreux pour financer les retraites
Avec l’ajout du trou de la sécurité sociale, la dette publique explose.

- Un PIB (richesse nationale) en baisse de 1.5 %

- Un investissement productif en diminution en 2009 (investissement 70% pour les collectivités)

- Des dépenses publiques représentant cruellement 53.55 % du PIB avec un déséquilibre des recettes publiques

- Un déficit public qui dépassera forcément 4,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009 (86 milliards d'euros cette année).
En 2008, il avait déjà bondi à plus de 56 milliards d'euros, contre 34,7 milliards fin 2007, le ralentissement économique ayant pesé sur les recettes fiscales.

- Le déficit de la Sécurité sociale "frôlera 15 milliards d'euros en 2009" en raison de "la dégradation de la conjoncture". Les prévisions de déficit du projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2009 faisaient état dans un premier temps d'une impasse de 11,4 milliards, portée en janvier à 12,6 milliards d'euros.

- Un seuil de pauvreté qui grimpe
13 % de la population. « 7,9 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, estimé à 880 euros par mois, dont 4,2 millions avec moins de 603 euros.

Les économistes pensent que pour éviter un cauchemar, il nous faudrait une croissance supérieure à 3% et une baisse du chômage à 4,5% en 2012 et 2025.

Alors quelles références et quelles réponses dans ce budget à ces chiffres et à cette situation exceptionnelle qui risque de déverser sur le marché la précarité, le sous emploi et la fragilisation de notre maillon économique ?

Bien entendu, la gauche pointe du doigt la droite au niveau national, c’est ce qu’on lit dans votre compte rendu, la droite pointe du doigt la gestion de la gauche au niveau des collectivités territoriales (23 régions sur 25 et 70 % des investissements).
En fait, la gravité de la situation nous impose de dépasser cet état d’esprit. Nous n’en sommes, hélas, plus là. De droite comme de gauche, nous avons à faire de gros efforts pour traiter le problème selon le contexte du champ de responsabilité de chacun et en ce qui nous concerne, il s’agit de la communauté d’agglomération du Val de Bièvre..
La fuite en avant dans l’accroissement des dépenses publiques et des investissements non productifs donc non créateurs de richesses ne posaient pas de problème lorsqu’il y avait des sous, lorsque le pays produisait beaucoup et était au premier plan des pays riches.
Maintenant, ce n’est plus possible, tout simplement parce que l’argent que nous produisons et avec lequel nous fonctionnons devient rare et précieux. Oui rare à moins de continuer à emprunter et à ’alourdir davantage la dette publique mais jusqu’à quelle limite ?

Indépendamment des clivages politiques et très objectivement, nous n’avons pas eu le sentiment, au vu de cette lecture préalable, que ce budget était un budget de crise, ou même de prévention de la crise au niveau local.
Dans tous les cas, au niveau de notre communauté d’agglo, nous sommes convaincus que des mesures spécifiques locales à notre niveau peuvent être étudiées et adoptées indépendamment de nos profils politiques. Un certain nombre de dépenses de prestige est à revoir, peu d’investissements productifs créateurs de richesse sont répertoriés.
La communauté d’agglomération du Val de Bièvre pourrait être l’exemple de cette prise de conscience et de cet état d’esprit au nom de la solidarité nationale. Les élus de droite le souhaitent et s’y associent.
Le conseil de la communauté d’agglo et principalement son bureau composé uniquement d’élus de gauche (absence de proportionnelle au détriment, hélas, de la démocratie locale) assume une lourde responsabilité s’il ne prend pas des dispositions nécessaires adaptées à la situation. Nous invitons ce bureau à y réfléchir.
R.Dali
 Conseiller communautaire de l'agglomération du  Val de Bièvre (Val de Marne) (les villes d'Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, Le Kremlin Bicêtre, L’Hay les roses et Villejuif)

mercredi 7 mars 2012

Bouchons, pollution, stress…et résignation au Kremlin Bicêtre.

Paru dans la revue "Le Kremlinois" du mois de mars 2012
Les grands travaux sur les deux grands axes de la ville, couverture de l’A6B et avenue de Fontainebleau ont entraîné de sérieux désagréments sanctionnant la qualité de vie des Kremlinois alors que des solutions sont possibles.
A l’aller comme au retour, pare choc contre pare choc, les automobilistes sont résignés, visages fermés, on scrute le prochain feu au loin, on ronge son « frein ».
Bonjour la journée, le stress, la pollution, l’angoisse du retard et bien sûr le reste.
On a souvent entendu dire que le bien-être du citoyen était la première préoccupation des élus et des responsables.
On a souvent répété à nos enfants qu’à toute problématique, il y avait une solution quelque part. Une ou des issues pour désengorger ces grands axes, pour fluidifier la circulation et ouvrir de nouveaux sens provisoires de circulation ne sont-elles pas possibles ?  En attendant, « bonjour et à demain » et, du fond du cœur, meilleurs vœux 2012.

Raphaet Dali
« Pour que le kremlin Bicêtre change, pour une meilleure qualité et un « mieux vivre » ensemble », Association « Changeons Bicêtre » http://changeonsbicetre.blogspot.com/

mardi 6 mars 2012

Nicolas Sarkozy à Antenne 2 : round gagné en toute objectivité. Nous l’attendions, il est là.

De la conviction et plus convaincant. Offensif et plus crédible.
Il faut reconnaître que de tous les contradicteurs, Laurent Fabius a été le plus incisif et n’a pas démérité dans son rôle. Excellent "entrainement" donc pour Nicolas Sarkozy qui a démontré aux français sa connaissance parfaite de tous les dossiers. Passionnant ce débat, vraiment.
 
Sur le plateau adapté à l’événement  de "Des paroles et des actes" sur France 2.
5 minutes avant l’émission, j’ai pris soin de poser devant moi un carnet muni d’un tableau à 2 rangées.
L’évaluation consistait en une note positive sur chaque séquence forte du candidat et une note négative sur toute attitude, réaction ou avis pouvant prêter au doute ou être mal interprétée..
Sur 70 points répertoriés au total, j’ai noté une soixantaine  positifs dont une quinzaine qui méritent d’être analysés et améliorés, de mon point de vue.
Il est à noter, par ailleurs, que le style s’est affiné davantage, les mots sont cadencés naturellement et pédagogiquement. Ils  sont « sortis des tripes » et non d’un texte peaufiné à la sauce sucrée-salée populiste ou des « appareils ».
Il faut reconnaître que  cet exercice était périlleux et difficile au départ pour un président sortant.

NB : Durant cette campagne, les téléspectateurs attendent des candidats davantage de sérieux et de crédibilité.
Le  français de 2012 est davantage politisé qu’il ne l’était auparavant et saisit mieux les enjeux et les nuances politiques.
A suivre..

lundi 5 mars 2012

Israël – Iran - USA : Obama privilégie la vigilance et les sanctions à l’intervention armée

Un conflit armé entre Israël et l’Iran. serait catastrophique pour les 2 parties. Les stratèges en savent quelque chose et il n’aura pas lieu.
Le foyer syrien pèse incontestablement sur la balance. Il s’éteindra et, contrairement à certaines analyses,  l’Iran évoluera alors vers un positionnement plus souple envers l’état hébreu, ses voisins palestiniens et arabes et la communauté internationale.
Le pouvoir syrien est de plus en plus fragilisé par son aveuglement démesuré et sa fuite en avant meurtrière qui l’isolent davantage de son peuple malgré les arrangements et déploiements de façade propres à toutes les dictatures. Sa chute est inéluctable pour cause d’asphyxie de ses institutions. 
Le printemps arabe restera fortement contagieux. Tel un rouleau compresseur, il fera des émules dans d’autres continents à moins que les gouvernants en place prennent les devants par des réformes de fond vers plus de justice sociale et de démocratie.

Russie-élections : une hirondelle ne fera pas le printemps russe mais l’élection controversée de Vladimir Poutine va changer la Russie

Indépendamment de ses qualités de stratège tout terrain, Vladimir Poutine est loin d’être une hirondelle. Alors, il fera le printemps avec ou malgré lui. La Russie est une grande nation, les russes un grand peuple et tous les espoirs sont permis pour un aboutissement de leurs revendications en faveur de la dignité, d'une démocratie plus effective et de la lutte contre la grande corruption.

Le rapport de Chantal Jouanno sur l'hypersexualisation... : productif

Nous nous devons de protéger nos enfants et nos jeunes de la jungle des vautours du marketing sans scrupules, du matérialisme débordant et des réseaux malveillants du net à leur portée.
Les conséquences directes sont actuellement  visibles dans les faits divers et elles sont largement sous estimées. La politique de l'autruche met un voile opaque autour de nombreux drames sociaux à venir. Aveuglement....
Ce rapport de Madame Jouanno est de ce fait, un premier pas productif et ne peut tirer notre société que vers le haut.

Polémique sur le Hallal et le Cacher : improductif :

On se doit de respecter, en premier lieu dans la méthode, toutes les croyances religieuses des français.
Guéant, on a l'habitude mais François Fillon m'a surpris. Quelle mouche l'a piquée ?
2007 n'a rien à voir avec 2012.
Le monde change et les français, mieux informés par les réseaux,  aussi.  

dimanche 26 février 2012

Bourguiba disait : « je privilégie le contact direct aux intermédiaires »


J’avais rencontré ce jour, à jamais gravé au fin fond de ma mémoire,  le leader tunisien Habib Bourguiba du temps de sa vigueur et lucidité. C’était la seconde fois. Il m’avait décoré suite à l’organisation du deuxième congrès international pour la santé de la mère et de l’enfant (IAMANEH) que j’avais, avec mon équipe, organisé et présidé.
40 pays de tous les continents y avaient participé dont les USA, la France et la Chine.  J’en étais fier, j’avais 34 ans. Se dressant devant moi, la tête relevée, le menton en avant, il tapota paternellement  ma joue droite à deux reprises et ajouta: « la pédagogie et le contact direct, mon fils. Souviens toi ». Je n’ai jamais oublié le bleu et le feu de son regard. Lui aussi avait du "cœur" tout en n’ayant rien d’un « enfant de chœur ».

mardi 21 février 2012

Marine Lepen hallalise enfin son discours

Voila un hallali retentissant du discours Lepeniste qui introduit le Hallal dans la campagne électorale. Une sacrée publicité pour le Hallal qui peut bien se passer du coup de pousse carnassier de la part de la candidate du Front national. Les Hallalistes devraient la remercier à pleines dents.
J’en connais qui, à table, rigolent à gorge déployée sans risques d'indigestion.

lundi 12 décembre 2011

78 % des américains soutiennent la décision de Barack Obama pour le retrait des troupes US d’Irak à la fin du mois


Selon un sondage du Washington Post.
Barack Obama s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par son prédécesseur Georges Bush.
"l’Histoire jugera la décision originelle de partir en guerre en Irak" a-t-il déclaré après avoir annoncé le retrait des troupes US à la fin du mois..
Barack Obama a encore une fois marqué l’histoire en tenant ses engagements. Il a tenu également à mettre solennellement  en garde contre toute violation de la souveraineté de l’Irak. Il a promis, par ailleurs, que l’Irak resterait un "partenaire solide et fiable" des États-Unis.
Reçu par le président Obama à cette occasion, le premier ministre Irakien Nouri al-Maliki a déclaré "Nous espérons que les entreprises américaines joueront un rôle très important pour mettre en valeur nos richesses".

vendredi 2 décembre 2011

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel : une harmonie responsable et pragmatique

Les grandes lignes du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon ce jeudi.
 Une stratégie européenne globale
"L'Europe, ce n'est pas moins de souveraineté, mais davantage de souveraineté parce que c'est davantage de capacité d'agir. On défend mieux sa souveraineté avec des alliés, que tout seul."
" L'Europe plus démocratique, c'est l'Europe où ce sont les responsables politiques qui décident."
"La refondation de l'Europe, ce n'est pas la marche vers plus de supranationalité... C'est par l'intergouvernemental que passera l'intégration européenne parce que l'Europe va devoir faire des choix stratégiques, des choix politiques."
La France et l’Allemagne unies
"L'Allemagne et la France unies, c'est l'Europe toute entière qui est unie et forte. La France et l'Allemagne désunie, c'est l'Europe toute entière qui est désunie et qui est affaiblie."
"La France et l'Allemagne ont fait le choix de la convergence .. Cela ne veut pas dire que l'une veut se mettre à la remorque de l'autre, ni que les deux veulent renoncer à leur identité jusqu'à se confondre."
L’Euro
" Si nous voulons que l'euro survive, nous n'avons pas le choix : nous devons opposer une solidarité sans faille à tous ceux qui doutent de la viabilité de l'euro et qui spéculent sur son éclatement."
 La BCE est indépendante. Elle le restera.
« Je suis convaincu que face au risque déflationniste qui menace l'Europe la Banque Centrale agira. A elle de décider quand et avec quels moyens. C'est sa responsabilité. Nul ne doit douter qu'elle l'assumera."
La crise
Celui de répondre à la crise par le travail, par l'effort et par la maîtrise de nos dépenses. C'est un ajustement par le haut. C'est un choix qui préserve le niveau de vie."
L’emprise des marchés
"Il nous faut d'abord de nouveau parer à l'urgence, en évitant de devenir une cible pour la spéculation en brisant le doute sur notre capacité à maîtriser notre endettement et à rembourser nos dettes" 
"En réduisant nos déficits, nous diminuons l'emprise que les marchés exercent sur nous, nous préservons la maîtrise de notre destin."
L’endettement
"Le cycle qui s'annonce sera un cycle de désendettement qui ramènera le balancier de l'économie vers le travail et la production que les pays développés avaient eu tendance à trop sacrifier."
 Le financement du modèle social
"On ne peut pas financer notre protection sociale comme hier en prélevant uniquement sur les salaires quand les frontières sont plus ouvertes et qu'il faut faire face à la concurrence de pays à bas salaires. La réforme du financement de notre modèle social est devenue urgente."
L’emploi
"Il faudra avoir le courage d'affronter les grandes questions et de lever les tabous sur les freins à la compétitivité française. Sur l'emploi on n'a pas tout essayé.  Mais à la fin il n'y a que la croissance qui viendra à bout du chômage de masse."
 Politique budgétaire
 « Nous devons discuter ensemble de nos politiques budgétaires, non pour qu'elles soient les mêmes partout alors que les situations sont différentes, mais pour qu'elles se rapprochent au lieu de s'écarter les unes des autres."
"Examinons en commun nos budgets. Instaurons des sanctions plus rapides plus automatiques et plus sévères pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements. Renforçons les dispositifs de prévention pour que les dérives que nous avons connues ne se reproduisent plus."

 Commentaire :
Toujours dans l’action, Nicolas Sarkozy a tenu à clarifier l’évolution des défis économiques et financiers auxquels sont confrontés la France, l’Europe et la mondialisation face à une crise grave semblant évoluer sûrement vers la chronicité.
Des mesures importantes ont déjà été prises en compte au niveau national pour réduire l’endettement et les déséquilibres budgétaires. Mais face aux inerties locales, d’autres sont nécessaires, qui pour être acceptées et prises en compte par chaque pays, nécessitent des mesures et une stratégie globale au niveau européen.
Les prochaines mesures et non des moindres vont avoir à se concentrer davantage sur la productivité et la croissance, la préservation et la consolidation des emplois. Elles pourraient nécessiter d’autres réformes structurelles s’orientant vers une flexibilité et une souplesse plus larges des contraintes législatives et réglementaires régissant, entre autres, les autorisations, les recrutements, les diplômes et les emplois (réglementations anciennement façonnées par des corporatismes puissants devenus désuets creusant davantage l’écart avec nos concurrents). Oui de la flexibilité marquée, associée dans le même temps à un renforcement des structures de contrôle et de mises à niveaux en amont. Avec une lutte prononcée contre le gaspillage, c’est possible, cela pourrait créer des milliers d'emplois nouveaux.
Ceci dit, à travers les discours de Nicolas Sarkozy et d’Angéla Merkel, il est juste de noter que « l’esprit, la parole et les actes » y figurent en bonne place.


NB: mercredi 7 décembre 2012 : l'Allemagne vient de prendre des mesures annoncées ce jour, allant dans le sens de la flexibilité et de la souplesse face à certaines contraintes liées à l'emploi et au recrutement.