vendredi 23 octobre 2009

Conseil municipal du Kremlin Bicêtre du jeudi 23 octobre 2009 : débat autour de la réforme des collectivités territoriales

Réforme des collectivités territoriales présentées par Nicolas Sarkozy. Résolution dans ce sens présentée par la majorité de gauche. Le pourquoi d’une grande réforme ? Intervention de Raphaet Dali


CONSEIL MUNICIPAL
Séance du 22 octobre 2009
RAPPORT DE PRESENTATION
COLLECTIVITES LOCALES :
REFORMES TOUCHANT LES COLLECTIVITES LOCALES
Rapporteur : Jean-Luc LAURENT

Conscients de l’importance pour la métropole francilienne de répondre aux besoins de développement en matière de transports publics, de logements et plus particulièrement sociaux, de la nécessité de résorber le déséquilibre du développement économique entre l’Est et l’Ouest parisien, les élus de 93 collectivités ont créé le syndicat Paris Métropole.
La ville du Kremlin-Bicêtre, par sa délibération du Conseil Municipal du 18 décembre 2008, à la majorité des voix, a décidé d’adhérer au syndicat mixte dont l’objectif est de mutualiser la réflexion dans le cadre d’un dialogue pluraliste.

Avec le projet de loi du « Grand Paris », l’Etat veut définir les modalités de réalisation d’un réseau de transport public d’intérêt national et souhaite créer un établissement public à caractère industriel et commercial appelé société du Grand Paris pour sa mise en œuvre. Par ce projet, l’Etat ambitionne de se donner un pouvoir d’exception pour maitriser l’aménagement de l’Ile-de-France qui s’imposera aux collectivités locales.

Dans le même temps, le gouvernement adopte un projet de loi sur la réforme des institutions locales, qui sous prétexte de rompre avec le « mille-feuille institutionnel » crée de nouvelles structures. A travers celles-ci, le gouvernement met fin à la décentralisation et rompt avec la démocratie de proximité.

Enfin, le projet de loi de finances 2010 prévoit la suppression de la Taxe Professionnelle. Les collectivités territoriales (régions, départements, intercommunalités, communes) seraient ainsi contraintes par la force de réduire leurs dépenses par l’Etat, qui se traduirait par une diminution des services publics locaux et une réduction des investissements, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’emploi. Aussi, faute de recettes, elles risqueraient de devoir solliciter davantage les ménages par une hausse d’impôts locaux.




Intervention de Raphaet Dali

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Les questions posées dans ce projet de délibération méritent à elles seules un véritable débat, un débat serein loin de toutes considérations politiciennes ou partisanes gauches-droites car elles concernent une grande reforme, une reforme fondamentale pour moderniser nos institutions.
4 questions sont posées dans votre projet de délibération présenté à ce conseil.
L’aménagement du territoire, les collectivités territoriales, la taxe professionnelle et la fiscalité locale.

L’Aménagement du territoire
Analysons ensemble la situation actuelle. Quel est le constat ?
Où en sommes nous actuellement en matière d’aménagement du territoire du grand Paris ?
Chaque région ou département, chaque agglomération ou ville du bassin parisien assure une partie ou la totalité de l’aménagement de son territoire.
Ainsi, la ville de Paris aménage ses rues, ses quartiers, ses routes comme l’entend son maire et son Conseil.
De même pour les villes voisines et les communautés d’agglomération du bassin parisien.
Alors une question : dans le contexte de la région francilienne où les villes sont voisines les unes des autres, où les grands axes des uns sont sur le prolongement des autres, pensez vous qu’une concertation et une coordination soient nécessaires et même obligatoires dans tout plan d’aménagement ? Bien sûr la réponse n’a pas de doute, c’est oui.
Alors autre question : Y a-t-il coordination et concertation soutenues et systématiques entre les différents plans d’aménagement élaborés par chaque ville ou commune voisine avec Paris ? La réponse est dans la plupart des cas... Non.
Résultat : pas de concertation systématique, ni de coordination. Il n’y a qu’à voir l’exemple de Paris, ville lumière, la plus belle des villes qui est une ville asphyxiée, une ville étouffée par les bouchons, par le rétrécissement de ces chaussées et la petitesse de ses infrastructures routières mais aussi par les grands axes qui la desservent qui sont aussi bouchonnés et bétonnés.
Le résultat, c’est que toutes tendances politiques confondues, chacun fait ce que bon lui semble dans son territoire dont il veut marquer à sa façon l'environnement urbain et l'aménagement.
D'où une certaine anarchie qui règne dans l’urbanisation et l’aménagement du bassin francilien. A chacun le tracé de son quartier, la mise en place du réseau de transport et de communication , son béton, ses rétrécissements de chaussée, sa vision de l'installation des grandes surfaces et de ses équipements etc..et après ?

Monsieur le maire, vous avez évoqué le syndicat d’études Paris Métropole qui regroupe 93 communes
On l’a évoqué le 13 et 15 décembre 2009 dernier au conseil municipal et au conseil d’agglomération donc voila presque 10 mois dans le cadre du vote pour la création et l’adhésion au syndicat mixte d’étude de Paris métropole.
Nous en avions débattu. Nous avons donné notre avis. Quoique Paris métropole partait sur des objectifs séduisants de mutualisation et de concertation, nous n’avions pas voté pour et nous avions dit pourquoi.
Parce qu’analysé dans un contexte plus global, ce projet de syndicat d’études nous donne l’impression d’un double emploi, d’une couche supplémentaire par rapport à ce qui a été fait ou en cours d’élaboration. Vous avez-vous même participé à certaines de ces commissions multiples dans votre majorité. C’est bien, cela a abouti à des réflexions et forces propositions qui ne peuvent que servir pour les synthèses ultérieures. Mais le risque est donc de multiplier à tour de bras des structures semblables globalement ou même partiellement, structures qui ne se concertent pas pour des raisons de tendances politiques et d’ajouter ainsi de la confusion en place et lieu d’enrichissement pour la réflexion d'ensemble.
Ces structures, vous les connaissez. En voici quelques unes : le SDRIF Schéma Directeur de la Région Île-de-France, la Conférence métropolitaine à l’initiative de la Mairie de Paris et à l'origine de ce syndicat, le Secrétariat d’État au développement région capitale dirigé par Mr Christian Blanc, la Commission Balladur, la Commission ad hoc du Conseil régional « scenarii pour la Métropole : Paris Ile de France de demain, la Consultation internationale……… sur le grand Paris, le projet du grand Paris : conseil régional d’IDF..le Grenelle 2 dans sa partie projet métropole parisienne et enfin maintenant le Syndicat mixte d’études Paris-Métropole que vous souhaitez créer et adhérer.

Les mêmes grands axes de réflexion se retrouvaient dans les différents pôles :
Ils concernent très succinctement :
1/ Les transports
2/ Le logement
3/ Le développement de grands pôles existants : Saclay + La Défense + Plaine de France etc..

Notre groupe "Changeons Bicêtre" et moi-même avions donc établi à ces dates un constat et fait part des solutions possibles.
Le constat était une multitude de commissions de réflexion et d’études soit un véritable feuilleté de commissions, nécessaires et enrichissantes dans une première étape mais qu’il va falloir maintenant reprendre en main pour synthétiser et trouver des solutions à ces situations évoquées plus haut.

Les solutions, nous les avons proposées, nous les avions évoquées lors de ces conseils et elles sont enregistrées dans les PV. Les voici :
1/ Synthétiser et simplifier les résultats de ces différentes commissions en en tirant la substantifique moelle et en retranchant les doublures et les doubles emplois
2/ Adapter cette synthèse compte tenu du nouveau contexte économique et à la nouvelle feuille de route de la relance,
3/ Décider du choix du pilote pour ce grand chantier et c'est à l'état de trancher pour ce choix et ce pour donner le maximum de chance de réussite au projet Grand Paris, parce que c’est Paris et que Paris et son bassin méritent bien un traitement spécifique.Et effectivement, c’est le choix de la mise en place de la société du grand Paris décidée par le gouvernement qui rejoint cette analyse.
Place donc maintenant à l’action et nul doute que ce pilote désigné (la société du grand Paris), quelle que soit sa forme juridique saura agir vite et de façon performante tout en laissant une place à la consultation des Collectivités territoriales (élus).
Eh bien c’est exactement, à notre sens ce qui est dans l’esprit de la création de la société du grand Paris.

La Réforme des collectivités territoriales ou réforme des institutions locales
Ici aussi, si vous le permettez, analysons ensemble le Constat actuel.
La cellule basique d’une collectivité, c’est la commune puis en élargissant les communautés d’agglo puis les conseils régionaux et les conseils généraux.
Malin qui pourrait me dire exactement qui est qui, qui fait quoi, qui dépense et qui dépense quoi.
- Voila donc une organisation administrative à la fois rigide et dispersée avec des doublons et des redondances. Encore une fois, je ne pointe ni la gauche ni la droite, c’est le système adapté au fil des marquages de territoires et des champs de batailles gauche-droite.
- redondances également et complexité des financements croisés et à la surenchère d'où la nécessité de définir clairement les compétences de chaque collectivité",
- Le pays traverse une crise financière et économique qui est mondiale. Ceux qui pensent que nous devons continuer à gérer nos villes et nos communes comme il y a 15 ans, sont tout simplement à coté de la plaque. Les institutions ont besoin de rationaliser leur gestion et de se moderniser. Il y a un plan national pour cela. Les collectivités territoriales peuvent elles rester à l'écart de la modernisation du pays ? Je ne pense pas que ce soit éthique qu'elles ne puissent pas contribuer et participer aussi à la réduction des déficits sachant qu’elles sont chargées de gérer et dépenser 73 % des investissements du pays.

Alors en quoi consiste cette réforme ?
Alléger les procédures et un seul conseiller territorial siégera à la fois au conseil général et au conseil régional au lieu de 2
Il y aura un pôle région département doté d'élus communs ce qui permettra une diminution de moitié du nombre des élus du Conseil régional et général (de 5 800 à 3 000). Pour ne pas qu’il y ait confusion avec le contenu de votre résolution, je vous rappelle qu’à ma connaissance les conseils municipaux ne sont pas touchés dans leur fonctionnement.
Le deuxième dispositif concerne les villes avec le renforcement du pouvoir des intercommunalités et des métropoles. Qui parle d’affaiblissement des villes ?
- Les villes de plus de 450.000 habitants pourront être dotées, après négociations, des compétences des régions et des départements (politique de cohésion sociale, développement économique, éducation).
- Les villes de plus de 200.000 habitants pourront se mettre en réseau pour développer l'attractivité économique.
Et enfin pour les différentes collectivités locales : début de spécialisation des compétences pour éviter les doublons et les doubles emplois et répondre à l’interrogation précédente : qui est qui, qui fait quoi, qui dépense et qui dépense quoi.


Au final, il n'est pas touché à l’organisation de la ville ni aux rôles et responsabilités des élus et du maire.
De même pour les communautés d’agglomération : leur rôle est renforcé puisque les villes sont appelées à se mettre en réseau. Le département et les régions sont regroupés en Pôles département- régions.
En fait, il n'est pas de nouvelles structures, on améliore et perfectionne ce qui existe ; pôle région - département avec 1 seul conseiller. Ainsi donc Mr Desmarais (actuel vice président du conseil général et Conseiller municipal) s’il est réelu siégera toujours mais avec des pouvoirs plus importants puisqu’il portera officiellement 2 casquettes ou 2 chapeaux : région et département (Pôles département régions).
Quand à la question de la démocratie locale évoquée dans votre texte, prévoyant qu’elle est appelée à être diminuée ? A notre connaissance, Les CM continueront à siéger et administrer nos villes et nos agglomérations de la même façon après ces reformes mais avec certaines compétences partagées selon les localisations et l'importance des projets (réseaux de transport, logements etc ) avec les pôles régions départements et les métropoles.
Nous n'avons pas senti une volonté de recentralisation dans les collectivités, bien au contraire au vu de ce qui nous avons souligné tout à l’heure. L’état est toujours désengagé localement, c’est les élus et les conseils des villes et des agglomérations qui administrent et gèrent leurs villes et leur agglomération. Il n’a pas été signalé, à notre connaissance et jusqu’à ce jour que demain des représentants des ministères X ou Y vont avoir à siéger dans les Conseils Municipaux ou d’agglomération.
Quand à l’argument soulevé que cette réforme vise à un hold-up de la droite sur les élus de gauche, je rappelle que pour les prochaines répartitions des rôles droite ou gauche, les prochaines élections c’est pour 2014. D’ici là, …….

Enfin la question de la taxe professionnelle pose aussi le problème de la fiscalité locale.
Le contexte des entreprises il y a 10 ans n’est pas celui d’aujourd’hui.. Notre tissu économique repose sur les PME. Notre priorité absolue c’est de conserver les emplois et d'en créer.
Comment conserver et encourager de nouveaux emplois en surchargeant des entreprises qui essaient tant bien que mal à passer le cap de la tempête.
Ceci dit aussi, dans le passé, la taxe professionnelle n’a pas allégée la fiscalité locale puisque toutes les occasions ont été bonnes malgré cette taxe pour surcharger les citoyens de taxes supplémentaires pour financer une véritable frénésie des multiples projets locaux pas tous innovants et créateurs de richesses nationales.
Dans le contexte d’aujourd’hui …. Elle est encore plus injuste, inefficace et archaïque.
Et comme il a été souligné par le chef de l’état, il faut saisir l'opportunité de la suppression de cette taxe pour moderniser en profondeur la fiscalité locale, archaïque, injuste, inefficace et déresponsabilisante".

En Conclusion :
Cette reforme est peut être la plus grande des réformes.
Son ampleur est égale à l’importance des enjeux de demain.
Face à l’énorme déséquilibre entre la volonté de l’état d’aller vite et fort dans la modernisation des institutions d’une part et l’immobilisme affiché par certaines collectivités territoriales face à cette situation de crise sans précédent d’autre part, on n’a pas laissé le choix au gouvernement que d’agir vite et fort. Je ne suis pas l’avocat du gouvernement mais j’essaie de comprendre. C’est une question de logique et de bon sens.
Ceci dit aucune reforme n’est parfaite. Celle-ci, à ce stade, nous semble aller dans le bon sens. Elle apporte à la confusion actuelle de la clarté et de la flexibilité pour le futur. Flexibilité pour que l’on puisse s’adapter à tous les vents et prendre le cap en fonction de la direction des courants.. Rien n’est immuable. S’il y a lieu de rectifier le tir, cette flexibilité permettra de le rectifier au moment voulu et quand cela s’avérera nécessaire.

Ceci dit aussi, le plus grand enjeu de demain, à mon humble avis, ce n’est pas la quantité de routes nouvelles ou de réseaux de transports et communications ou de quartiers ou grandes surfaces nouvelles que nous allons créer, ce n’est pas essentiellement la question de savoir quel montant d’argent nous allons dépenser en équipement, investissement et qui va le dépenser, les vrais enjeux de demain celui de notre avenir à tous, de la finalité de toutes nos réflexions, de nos actions et de nos différents plans, c’est l’investissement surtout sur l’homme qui est la plus parfaite des machines, la meilleure des technologies les plus avancées, l’institution la plus performante, celle qui est en mesure de réaliser les miracles de demain et de nous placer au premier rang des nations, oui c’est le plus grand des projets et le plus rentable sur tous les plans possibles, c’est l’investissement sur l’humain. Sommes-nous sur la bonne voie dans cette course sans limite concentré surtout vers le matériel, l’argent, les équipements, les grandes surfaces, le béton et son cortège d’individualisme, de solitude, de stress, de manque de visibilité sur son emploi, son logement, sur l’avenir de sa progéniture, de sa famille ?
Le débat est ouvert. Mais ça c’est un autre débat..Celui du projet de demain avec la question essentielle : Quel Projet de civilisation nous voulons pour demain ?

Votes :
Majorité de gauche : pour la résolution de la gauche
Modem : pour la résolution
Droite : vivre ensemble (Nouveau centre + UMP) : abstention
Droite "Changeons Bicêtre" (UMP et divers Droite) : contre la résolution
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Jean Sarkozy préfere mettre fin à la polémique et fait marche arrière.

Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'EPAD. C'est encore son choix. Nous avons respecté les principes du suffrage universel en défendant son projet de candidature en tant qu'élu, on respecte sa nouvelle décision.

1/La leçon que j'ai retenue de cette campagne virulente et injuste contre le fils parce qu'il est le fils de son père, c'est qu'en matière de médias, il n'y a pas de saint esprit et que l''on ne peut plus nous raconter des histoires en nous disant que Nicolas Sarkozy a fait main basse sur les médias et qu'il les contrôle.
Quelle meilleure preuve du contraire?
Je veux bien croire que les journalistes, eux même sont entre le marteau et l’enclume et donc victimes quelque part de certains systèmes qui les orientent dans un sens ou dans un autre..…. ....

2/ Il n’y a pas d'affaire Jean Sarkozy et son avenir politique est devant lui. C'est son droit, c'est son choix et il l'assume.
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mercredi 21 octobre 2009

Collectivités territoriales : une grande réforme, peut être la plus grande. Pertinente et d'actualité

Nicolas Sarkozy a annoncé ce mardi 20 octobre, à Saint-Dizier les grandes lignes de la réforme des collectivités territoriales.

Cette réforme que l'on peut qualifier de pragmatique car elle ne fait pas dans les demies mesures a le grand mérite :

- d'améliorer ce qui existe déjà sans avoir à créer de nouvelles structures qui seraient venues surcharger celles existantes déjà. Enfin une bonne mesure pour alléger ce sacré 1000 feuilles institutionnelles, véritables surstructures empilées les unes sur les autres, traces des champs de batailles gauche - droite pour marquer leurs territoires développant ainsi de multiples « navigation à vue » aux dépens de l'efficacité et des objectifs de départ.
- alléger et rationnaliser les procédures administratives et de communication entre les collectivités pour une meilleur visibilité et coordination. (Un Pôle région- département doté d'élus communs)
- réduire les coûts et de rationnaliser la spirale des dépenses (70 % des investissements nationaux pris en charge par les collectivités territoriales) pour le grand bien des citoyens qui depuis longtemps sont sollicités au final et croulent sous les taxes en perpétuelle réévaluation !!.
- de renforcer bien au contraire le rôle des élus et la démocratie locale
- d'être une réforme qui va dans le sens des réformes globales de modernisation des institutions


Trois dispositifs principaux à retenir :

1/ Un conseiller territorial qui siégera à la fois au conseil général et au conseil régional
- pôle région département doté d'élus communs
- diminution de moitié du nombre des élus (de 5 800 à 3 000)

2/ Le deuxième dispositif est le renforcement du pouvoir des intercommunalités et des métropoles
- Les villes de plus de 450.000 habitants pourront être dotées, après négociations, des compétences des régions et des départements (politique de cohésion sociale, développement économique, éducation).
- Les villes de plus de 200.000 habitants pourront se mettre en réseau pour développer l'attractivité économique.

3 /début de spécialisation des compétences des différentes collectivités locales,

Pour appuyer les éléments de cette réforme, Nicolas Sarkozy a dit :

- "Comme la démocratie, la décentralisation est devenue un bien commun"
- "C'est en réformant l'organisation territoriale que nous conforterons la décentralisation et les libertés locales. C'est en ne faisant rien que nous les affaiblirons.."
- "Reconnaître le fait métropolitain, c'est permettre à nos grandes villes de dépasser le cadre rigide de notre organisation administrative"
- "La seule manière de mettre un terme aux redondances, à la complexité des financements croisés et à la surenchère c'est de définir clairement les compétences de chaque collectivité",
- "Prétendre que les collectivités ne font face à aucune difficulté, qu'elles peuvent rester à l'écart de modernisation du pays, qu'elles ne doivent pas contribuer à la réduction des déficits..c'est un déni de la réalité et une fuite devant nos responsabilités communes"
- "Il y a deux ans et demi nous avions pris trois engagements devant les Français. Le premier, c'est que nous ferions les réformes trop longtemps différées, nous les faisons. Le deuxième, c'est que devant les réformes difficiles, il n'y aurait pas de dérobade : il n'y en a pas. Le troisième, c'est que nous accepterions de nous corriger lorsque nous nous serions trompés : sur tous les sujets, il y a des débats."
- "Il faut saisir l'opportunité de la suppression de cette taxe pour moderniser en profondeur la fiscalité locale, archaïque, injuste, inefficace et déresponsabilisante"

mardi 13 octobre 2009

Jean Sarkozy, Frédéric Mitterrand, par pitié Messieurs, ne mélangez pas les genres

Autant je suis choqué par la polémique injuste et méchante porté à l'encontre de Jean Sarkozy, élu démocratiquement par le suffrage conseiller général des Hauts-de-Seine, puis choisi légitimement par ses pairs président du groupe UMP et de nouveau proposé pour présider L'EPAD, autant je suis choqué par le comportement et les déclarations de certains politiques qui font du mélange des genres en associant la défense de Jean Sarkozy avec celle de Fréderic Mitterrand.
Là je trouve que les choses ne sont pas claires pour ne pas dire qu'il a ya une certaine forme de perversion de l’information. Chaque chose a sa place. La défense de Fréderic Mitterrand est une chose et celle de Jean Sarkozy est autre chose.
Par ailleurs, les détracteurs médiatiques de tous genres portent plus leurs attaques sur Jean Sarkozy qui est un élu indiscutable (et qui n’a rien d’une affaire) que sur l'affaire Fréderic Mitterrand qui
divise profondément l'opinion publique ainsi que tous les partis sans exception et qui laissera des traces à mon avis.
Ce mélange des genres a quelque chose de malsain et me semble particulièrement inacceptable quand cela vient de la part de certains personnages de la droite ( pourtant rodés) qui vont tête baissée dans leurs déclarations dans le piège évident posé et initié par certains.
A Jean Sarkozy, je dis : fonce mon petit, l’avenir appartient aux jeunes, tu es dans ton droit et montre alors ce dont tu es capable même si tu es le fils de ton père ( pas facile à gérer d'être le fils d'un président de la république) . La méchanceté des gens, les coups bas, l’envie, ça on connaît…
..........
.........
Prévisions et analyse confirmées 2 jours plus tard
1/ AFP : Rama Yade estime que l'AFP a instrumentalisé ses propos, l'Agence conteste...
2/ Le Figaro : Et un clou médiatique chassa l'autre. Et Jean Sarkozy remplaça Frédéric Mitterrand....
3/ Agora Vox : EPAD chance !

vendredi 9 octobre 2009

Le nouveau sacre de BABA (le Père ou la sage) OBAMA




Le grand sage, le nouveau Mendela vient d’être sacré grand homme de paix, après seulement 9 mois d’exercice.
C’est dire combien l’espoir et les attentes de la part de cet homme, président du plus puissant état de la planète, sont ancrés au plus profond du cœur et de l’esprit des citoyens de ce monde.
Oui, le prix Nobel de la paix a été remis à Barack Obama.
Jamais un prix Nobel dans toute son histoire n’a autant reflété les aspirations profondes de l’homme de la rue de toutes les latitudes.
Oui, c'est aussi, comme l’a souligné Nicolas Sarkozy dans son message, « le retour de l’Amérique dans le cœur de tous les peuples ».
La gestion de la crise économique, de la guerre en Irak, en Afghanistan, du conflit du proche orient, tous les espoirs et tous les rêves sont permis.


Voir posts précédents du 20 janvier 2009 au 4 juin dernier..
http://dali-raphaet.blogspot.com/2009/06/baba-obama-pere-obama-le-sage-africain.html
http://dali-raphaet.blogspot.com/2009/01/barack-h-obama-president.htmlhttp://dali-raphaet.blogspot.com/2009/03/otan-les-conditions-sont-requises-pour.html

Frédéric Mitterrand : polémique, explication, sauvetage autour d’un roman autobiographique






L’homme Frédéric M. fait sa vie comme il l’entend et il est son seul et unique juge.
Le citoyen Mitterrand reste redevable comme tout citoyen et fait sa vie en tenant compte de ses droits et de ses devoirs envers la société et la collectivité.
Le ministre de la culture de la république Frédéric Mitterrand devient référent et sa vie, exposée à tous les projecteurs, est naturellement sujette à tous les avis et commentaires y compris contradictoires. Sa vie ne lui appartient qu’en partie et c’est très lourd à gérer. Il faut disposer à la fois du summum de la raison et de la logique associées à une nature forte et un instinct hyper développé permettant d’anticiper et de tout prévoir. Les ingrédients nécessaires pour aboutir à ce stade sont multiples et nécessitent un sacré parcours.
Celui du ministre Frédéric Mitterrand dispose hélas d’un certain nombre de failles que la machine infernale rattrapera. L'historien remarquable a pourtant, largement étudié la genèse et l'aboutissement de ces parcours à travers les époques et les civilisations.
A l’homme, je souhaite du fond du cœur qu’il s’en sorte.
Le portefeuille, à mon sentiment, ne tiendra pas le coup.

vendredi 2 octobre 2009

Détente : mes prévisions et suite...

Sport

OM (Olympique de Marseille) : chute libre
Il y a un mois, j'avais dit à un certain nombre d'amis que l'OM, une équipe que j'aime beaucoup, est appelée à chuter et qu'elle risque de perdre les 2 matchs qui vont suivre et que cette chute va se poursuivre. Elle a perdu les 2 matchs. Je ne pense pas que la nouvelle direction soit réellement performante. J'espère me tromper.
lundi 5 octobre : nous venons d'apprendre que l'OM vient de subir sa 3e défaite consécutive en 2 semaines. Prévisions justes.

CIO : le vote des jeux du CIO. Rio de Janeiro sera la ville gagnante.
J'ai donné mes pronostics pour le vote des jeux du CIO.
Chicago et Tokyo avaient très peu de chances de réussir. Obama a eu le courage et le fair play de faire le déplacement en personne malgré les pronostics aléatoires. Devoir accompli malgré risque d'exploitation politicienne.
La ville gagnante sera Rio de Janeiro.
Dimanche 4 octobre 2009. Nous avons appris que Rio de Janeiro a été sélectionnée. Prévisions justes

lundi 28 septembre 2009

Clearstream et après… : la lutte fratricide de deux grands serviteurs de l’état

Nul n’est parfait mais tout est perfectible.
La lutte pour le pouvoir fait partie du jeu politique, c’est ainsi, et nous avons également, il ne faut pas l’oublier, la grande chance de la vivre dans un cadre démocratique d’élections libres et transparentes contrairement à beaucoup d’autres régimes toujours en place.En France, la politique a aussi comme caractéristique d’être particulièrement dure et, souvent tous les coups sont permis pour démolir son adversaire.Je l'ai vécu à travers des élections à petite échelle et à mes dépens, en tant que tête de liste des dernières municipales et je l’ai accepté avec une certaine philosophie.
Dans l’histoire récente, au niveau national, elle n’a épargné aucune personnalité de premier plan : de Pierre Mendés France à Nicolas Sarkozy en passant par François Mitterrand, Giscard d'Estaing, Georges Pompidou, Jacques Chirac, Édouard Balladur, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Alain Juppé, Charles Pasqua, Bernard Tapie, Roland Dumas, Ségolene Royal, Julien Dray, Dominique de Villepin. Seul un candidat à la présidence y a échappé : Jacques Delors, il avait retiré sa candidature à temps.Ils ont, pour un certain nombre d'entre eux, vécu la jungle des manipulations, de la paranoïa, des combines, des corbeaux, des coups tordus, des scandales, des machinations diaboliques et mesuré la difficulté, l’isolement, la solitude et la détresse du cheminement politique. Mais aussi pour ne pas être "flingué" (c'est le terme utilisé par la presse), ils ont nécessairement "flingué", pour certains, à des degrés divers pour se défendre de façon préventive ou curative.C’est la règle du jeu dit-on, l’opinion y est habituée, certains politiciens avertis, à l’affut de « la direction du vent » aussi et qui pensent au final « que le meilleur gagne » ou cyniquement « celui qui a épousé ma mère devient mon père ».
Ainsi est faite la nature humaine des ghettos politiques, du meilleur comme du pire.Pour ma part, je suis bien triste pour de multiples raisons :
- Je suis un farouche partisan de la politique de réformes entreprise par Nicolas Sarkozy et mon soutien lui est entièrement acquis.
- J’avais également beaucoup de sympathie pour Dominique de Villepin, que j’ai soutenu à une certaine époque et qui a été et reste un grand serviteur de l’état.
- J’ai toujours pensé que dans les conflits, il n’y avait jamais de gagnants mais que des perdants. Les spectateurs se délectent en assistant au combat autour d'un ring et certains sont là pour motiver davantage les adversaires qui, au premier plan à la lumière des projecteurs se déplument tout simplement. La soif de justice est hautement légitime et la sagesse veut que quand cela est possible, les grands principes l’emportent sur les passions.
- Par ailleurs, l’histoire a montré que la vengeance des généraux coute très chère aux troupes.
Nicolas Sarkozy a atteint les plus hauts sommets de l’état, il a gagné et c’est une chance pour la France. Sa victoire, il l'a méritée et de par sa position, ses amis se doivent de le protéger et l'aider à se placer, dans la mesure du possible, en arbitre, au dessus des conflits.
Sa position de sage et de capitaine du navire appelle l’indulgence, la magnanimité tout à fait compatibles avec l’autorité et la responsabilité.

Raphaet Dali

dimanche 27 septembre 2009

Conseil municipal du Kremlin Bicêtre du 24 septembre 2009

Modification du statut de la poste et non privatisation : intervention de Raphaet Dali

Préambule :
Il s’agit d’une résolution présentée par la majorité de gauche. Elle demande :
- le retrait du projet 2009 de la poste présenté par le gouvernement
- la mise en place d'une consultation citoyenne
- l’organisation d'un referendum sur cette question
Cette question sensible nous interpelle tous et mérite un débat franc et loyal.

Constat :
1/ Oui la poste est un grand service public. Les français, de façon générale, aiment la poste et ont beaucoup de sympathie et d’admiration pour les postiers.
2/ Qui parle de privatisation ?
Dans ce projet de loi, il n'a jamais été question de privatisation de la poste.
Il s’agit de changer la structure de gestion pour la transformer en société anonyme dans laquelle l’état est majoritaire avec une gestion plus adaptée au contexte d’aujourd’hui.
3/ une réalité : la poste est déjà dans la concurrence
* la concurrence nationale au niveau des services d’envoi de colis ( ex : DHL) et celui de la banque.
* Par la force des choses, parce nous sommes aussi européen, la poste va rentrer dans la concurrence européenne très prochainement. Nous ne pouvons pas nous permettre de nier cette réalité et de pratiquer la « politique de l’autruche » que l’on soit pro-européen ou pas, que l’Europe soit performante pour certains ou pas ou bien perfectible encore.

4/ Interrogations à méditer : La privatisation de façon générale est-t’elle une politique de droite ?
- Qui a privatisé il y a quelques années France télécom qui avait le monopole du réseau téléphonique?
- Qui a privatisé le Crédit Lyonnais qui était une banque nationale et dont on a connu certaines dérives retentissantes?
- Qui a privatisé Air France, à l’époque compagnie nationale en difficulté ?

Alors quel choix ?
D’une part, l’immobilisme et le statut quo et on attend que les choses et les événements viennent nous surprendre comme les effets de la mondialisation qui nous ont secoué au plus profond de notre économie et d’autre part la réalité en face et la nécessité de moderniser nos structures, d’innover, de les améliorer pour les rendre plus compétitives dans ce monde qui change et nous permettre de concurrencer nos voisins même chez eux.
Vous savez, dans ce genre de situation, l’expérience a montré que rien n’est totalement mauvais ou super parfait.
C’est une recherche et une adaptation continues en fonction des situations et des conjonctures.
A notre époque, la flexibilité est de règle et une nécessité absolue pour pouvoir apporter à temps les réajustements qui s’avèrent nécessaires à un temps T.
C’est le choix qu’a fait ce gouvernement. Ces choix ne sont pas faciles pour certains mais l’intérêt de tous impose cette flexibilité en fonction du contexte.
Et de façon générale et par principe, ma conviction est que les monopoles, dans la majorité des cas, je dis bien dans la majorité des cas, ne donnent jamais « du meilleur » pour la qualité des services. Oui pour un service public sans monopole.

Conclusion :
1/ Il n'a jamais été question de privatisation dans cette modification des statuts
2/ Je ne vois pas l’intérêt donc d’une concertation citoyenne et encore moins un referendum à ce stade
3/ Je soutiens toute forme de modernisation de la poste
C’est la raison pour laquelle, je voterai contre cette résolution.

Votes effectués :
- Vivre ensemble (Nouveau centre) : pas d'intervention et vote : abstention
- Modem : vote : abstention
- Changeons Bicêtre (soutien à la Majorité présidentielle) Vote : contre
- Verts : pas de vote

dimanche 20 septembre 2009

2 Questions à une député européenne

Faisant partie d'une commission de reflexion dans le domaine de la santé, voici deux questions que j'ai soumis à une députée européenne et qui concerne le positionnement de l'Union Européenne vis à vis de « la santé et son implication dans la nouvelle forme de développement qu'est le développement durable » et" l'europe et la recherche épidémiologique".

Santé et développement durable

L’Union Européenne s’implique de plus en plus dans la politique de développement durable des 27 états membres comme nouvelle conception de l’intérêt général dans tous ses aspects économiques, culturels, sociologiques et humains dans un monde mondialisé devenu un véritable « village ».
C’est ainsi que l’union européenne a défini dans ce cadre du développement durable :
a/ les besoins des générations présentes en évitant de compromettre ceux des générations futures ainsi que les limites qu’il impose aux états membres pour respecter ce nouveau modèle de développement.
b/ les secteurs actuellement concernés par ce droit de regard et qui sont : l’agriculture, l’industrie, l’habitation, les finances, le tourisme etc …..mais pas encore la santé à ma connaissance !!
Actuellement dans les réformes intra-nationales de la santé en cours, on parle beaucoup de santé globale, de santé durable, de prévention, d’économie de santé, de nouveaux indicateurs à dimension humaine comme la notion de qualité de vie.

Question : pensez- vous utile d’inclure au sein de l’union européenne la réflexion et/ ou l’organisation de la « santé durable » dans les 27 états aux cotés des autres secteurs sus-cités et déjà contrôlés par l’UE en matière de DD ?


L’Europe et la recherche épidémiologique

Certaines enquêtes épidémiologiques s’avèrent nécessaires et fondamentales dans le cadre du développement exponentiel des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Or elles sont rares à ce jour parce que couteuses (hors de portée de financement par un état membre) et qu’elles nécessitent la participation d’un grand nombre de centres pour une population large.
Exemple : les effets des ondes émises par la concentration d’ antennes relais et de téléphones mobiles prés de crèches et des équipements scolaires obligeant un grand nombre de communes à adopter le « principe de précaution » à défaut de mentions légales (absentes aujourd’hui) définissants les limites quantifiées scientifiquement de leur utilisation, les effets secondaires possibles, les précautions d'usage, les contre-indications et les risques de surdosage et donc des mesures préventives associées.

Question : L’Europe est- elle structurée administrativement et juridiquement pour encadrer et mettre en place des études de cette envergure qui permettraient de mutualiser les efforts et les coûts dispersés des centres de recherches concernés par telle ou telle problématique impliquant la santé des individus à large échelle ?


lundi 14 septembre 2009

Téléphones mobiles, antennes relais au Kremlin Bicêtre, ondes malfaisantes ou ondes qui soignent….


A la demande d'un collectif du Kremlin Bicêtre "Kremlin-Village", qui me demande de donner ma position et celle de notre association à ce sujet…..
Constat :
Toutes les questions techniques en rapport avec ces outils de communication ont été largement étudiées sauf celles concernant les préoccupations de santé et d'environnement qui sont hélas rares ou non objectives. Les pollutions électromagnétiques engendrées par les antennes relais et la téléphone mobile bénéficient de la politique de l'autruche pratiquée par tous les opérateurs. Il y a donc peu de recherche. Concernant les concentrations simultanées de plusieurs téléphones mobiles ou de relais dans une zone déterminée (un bâtiment, une école etc) il n'y pas d'études réelles sur les effets possibles visibles de cette concentration.
Dans ce cas, les collectivités locales qui délivrent les autorisations peuvent être également soumises à responsabilité aux cotés des autres opérateurs.
Le bénéfice incontestable de la communication rapide de l'information rapporté à l'utilisation du téléphone portable et ce dans tous les domaines ne présente pas l’ombre d'un doute. Le téléphone et ses antennes vivent avec nous et nous suivent partout et rationnellement utilisés, ils nous rendent de grands services.
Avant que des surprises d'ampleur ne viennent un jour nous secouer, des études sérieuses indépendantes et transparentes sont nécessaires. Au delà des états qui n'ont pas suffisamment de moyens pour en assurer seuls la gestion, l'Union Européenne est en mesure de rassembler les fonds nécessaires pour cadrer les études actuelles et lancer une recherche objective à large échelle incluant plusieurs pays participants. Les résultats permettront de mettre en place les limites quantifiées scientifiquement de leur utilisation sous la forme de mentions légales avec leur cortège de clarification des effets secondaires possibles, de précautions d'usage, de contre-indications et des risques de surdosage et donc des mesures préventives associées.
En attendant, sur ce sujet trop sérieux et sensible, tout en veillant à éviter toute forme de démagogie ou de volonté de semer la panique, il faut clairement annoncer :
- un oui à la présence et à la vigilance de comité comme le vôtre,
- oui à l'interpellation des collectivités territoriales pour le principe de précaution (Dans le cadre du Grenelle des ondes, la secrétaire d’état à l’écologie madame Chantal Jouanno s’est déclarée le 23 mai dernier, favorable à une modification des seuils d’émission maximale à titre expérimental d’abord dans certaines villes. Par ailleurs, certaines d’entre elles ont interdit aux opérateurs d’installer des antennes relais dans un périmètre de 100 m de tout équipement scolaire ou des crèches. J’invite la municipalité du Kremlin Bicêtre à en faire autant.)
- et oui pour sensibiliser les pouvoirs publics quand à la nécessité d'évaluer sérieusement les effets sur la santé, parce que dans ce contexte sensible, à moyen et long terme, la clarté et la transparence paieront mieux que le flou actuel. A moins que, dans un proche avenir, le téléphone mobile de demain ne soit relié directement aux satellites, alors …....on lèvera les yeux au ciel…
Raphaet Dali
Association "Changeons Bicêtre"

Rentrée scolaire : mission accomplie


La rentrée scolaire s'est déroulée convenablement contrairement au branle-bas de combat pessimiste avancé à force de communiqués alarmistes par la majorité municipale de gauche.
Le personnel de l'éducation nationale était présent dans les classes, les recréations, les cantines et les services administratifs de nos écoles, collèges et lycées au grand bonheur des familles et de nos enfants.
Le coup dur annoncé du modèle français de service public n’a pas eu lieu. Le gouvernement s’est attelé à le moderniser et à l’améliorer parce qu'il mérite d'être perfectionné.
La vie de chacun n'a nullement été perturbée, parents et enfants ont ensemble partagé les joies de la rentrée
Nous avons également été satisfaits de savoir que Monsieur Le Maire Jean Luc Laurent accompagné de Monsieur Banbuck lors d'une visite des établissements du kremlin Bicêtre avait lui même constaté que cette rentrée, malgré tous les mauvais pronostics annoncés, s'était bien déroulée et a même déclaré que la mission était accomplie (lu dans le dernier Kremlinois).

Carte scolaire : question de bon sens..
Pour ou contre la carte scolaire ?
A partir du moment où chaque jeune français a droit à l’accès à l’école publique, selon quelle logique veux-t’on lui supprimer la possibilité de choisir son école publique.
Oui, l’égalité d’accès au savoir est une base mais qui est en mesure de garantir l’égalité de la qualité de l’enseignement pratiqué ou l’égalité de niveau des équipes enseignantes entre les différents établissements ?
Posez cette question aux parents d’élèves qui eux vivent au quotidien cette problématique et vous aurez la solution.
Notre système d’enseignement est bon dans son ensemble, et parce qu’il engage l’avenir de nos enfants, il est en devoir de savoir se remettre en question au quotidien et de s’améliorer quand cela s’avère nécessaire. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy s’y est attelé.

lundi 7 septembre 2009

Paru dans la revue "Le Kremlinois" de juin 2009 : Conseil municipal : notre bilan.

A la veille des congés d’été et des grandes vacances scolaires, notre association « Changeons Bicêtre » vous présente un résumé succinct de notre action et de nos propositions au sein du Conseil Municipal durant cette période 2008-2009.

1/ insistance sur le démarrage du projet de couverture de l'A6 b (priorité sanitaire compte tenu de la gravité de la pollution engendrée) et l’accélération de la réouverture de la piscine municipale (retardée depuis quelques années). C’est fait.

3/ Contrôle plus étroit des budgets 2009 pour une meilleure gestion des ressources. Nous avons veillé à ce que :

a/ les taxes municipales ne soient pas augmentées

b/ les investissements soient plus orientés vers des projets créateurs de richesse nationale et d'emplois

c/ l’on évite toute forme de projets qui alourdiraient la dette et qui soient générateurs de charges supplémentaires dans le but de prévenir toute taxe supplémentaire sollicitant les Kremlinois.

4/ Responsabilisation du Conseil Municipal sur toute urbanisation ou projets renforçant les bouchons ou le béton dans la ville (allusion faite aussi au projet de grand centre commercial sur la N7 - avenue de fontainebleau).

5/ Encourager vivement toute initiative visant à renforcer la vie associative et la responsabilisation des jeunes à la vie de la ville.

Notre association changeons Bicêtre continuera à œuvrer aux cotés des Kremlinois pour que « le kremlin Bicêtre change » pour une meilleure qualité de vie de ses habitants et pour un « mieux vivre » ensemble.

Pour l'association « Changeons Bicêtre »,

Raphaet Dali

visitez notre site : http://changeonsbicetre.blogspot.com/

mercredi 24 juin 2009

La nouvelle équipe gouvernementale : un bon équilibre..

Dans le contexte actuel et compte tenu des échéances à venir, la nouvelle équipe gouvernementale est à la fois le fruit de la recherche d'un bon équilibre pas toujours évident à retrouver et surtout de la volonté de centrer les cinq portefeuilles clés piliers des réformes et des grands défis à venir sur les hommes qu'il faut à la place qu'il faut...

Le gouvernement Fillon IV
- François Fillon, Premier ministre.
- Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement durable.
- Michèle Alliot-Marie, Ministre d'Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
- Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur
- Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères
- Christine Lagarde, Ministre de l'Economie et des finances
- Luc Chatel, Ministre de l'Education nationale
- Bruno Le Maire, Ministre de l'Agriculture
- Patrick Devedjian, Ministre, auprès du Premier ministre, chargé de la Mise en oeuvre du plan de relance
- Xavier Darcos, Ministre du Travail et des Relations Sociales
- Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
- Hervé Morin, Ministre de la Défense
- Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé
- Frédéric Mitterand, Ministre de la Culture
- Eric Wœrth, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique - Eric Besson, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire
- Henri de Raincourt, Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre
- Pierre Lellouche, Secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes
- Michel Mercier, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Agriculture, à l'espace rural et l'aménagement du territoire.
- Christian Estrosi, Secrétaire d'Etat à l'Industrie
- Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, auprès du Premier ministre
- Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire
- Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat à la Justice
- Marie-Luce Panchard, Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer
- Hubert Falco, Secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants
- Valérie Létard, Secrétaire d'Etat chargée de l'écologie et du développement durable
- Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat chargé du commerce, PME, Artisanat, tourisme, auprès de la ministre de l'économie
- Rama Yade, Secrétaire d'Etat chargé des Sports
- Nadine Morano, Secrétaire d'Etat famille et solidarité
- Nora Bera, Secrétaire d'Etat chargée des ainés
- Christian Blanc, Secrétaire d'Etat chargé de développement de la région capitale
- Benoit Apparu, Secrétaire d'Etat au logement et à l'urbanisme
- Anne-Marie Idrac, Secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur
- Alain Joyandet, Secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie
- Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'écologie
- Alain Marleix, Secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales, auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales
- Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi
- Fadela Amara, Secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
- Martin Hirsch, Haut-commissaire à la Jeunesse et aux solidarités

jeudi 11 juin 2009

Une de nos membres élue à l’Assemblée des Français de l'Étranger


Nous avons le plaisir de vous annoncer l'élection le 7 juin 2009 au suffrage universel, de notre amie AGALMIENNE Madeleine BERGER-BENNACEUR de la liste UFE, comme Conseiller de l'A.F.E, l’Assemblée des Français à l'Étranger.
Madeleine Bennaceur Berger est un membre influent de notre association des anciens du lycée Pierre Mendes France présidée par Raphaët Dali. Elle est également à la tête d'un mouvement de plus d'1 milliers d'adhérents. Elle était présente avec nous à Toulon le 9 mai dernier.
Ces élections se sont déroulées le Dimanche 7 juin.
La liste qui représente l'UFE aux élections de conseillers est la suivante :Madeleine BERGER-BENNACEUR, tête de liste ; François CHERPION ; Katia PALANCO-ROMANE ; Skander BEN ALI GACEM ; Paule PEIGNON-BADRA ; Didier DURANTON ; Isabelle HILI-ADDARIO; Jean-Pierre LISCIA.
Rappel
Les rôles des Conseillers à l’AFE
- Les conseillers élus ont pour vocation première de représenter et de défendre les intérêts des Français de l'étranger : en matière de droits, de protection sociale, de situation économique et fiscale, d’enseignement.
- Ils émettent des vœux, des avis et des motions pour orienter l’action de l’administration. Ils interpellent celle-ci par des questions écrites et des questions orales lors de 2 réunions annuelles de l'assemblée et des 4 réunions annuelles du Bureau composé de 31 membres.
- Les membres de l'Assemblée (Les 153 conseillers, les 12 Sénateurs représentant les Français établis hors de France et les 16 personnalités désignées par le Ministre des Affaires Etrangères) sont répartis dans des commissions chargées d'étudier des domaines bien précis. Chaque membre fait obligatoirement partie d'une commission permanente et d'une seule.
Qu’est ce que l’Union des Français de l’Étranger (UFE)
L’UFE est une Association de plus de 80 ans reconnue d’utilité publique, ce qui lui confère un prestige et une dimension particulière. Sa mission est résumée dans l’article 1 de ses statuts : "L'Union des Français de l'Étranger (UFE), association fondée en 1927, a pour but de créer et de maintenir un contact étroit entre les Français de l'étranger et la France et de défendre les intérêts moraux et matériels des Français résidant ou ayant résidé hors de France, sans exclusive liée à l’appartenance ou aux convictions."Concrètement, depuis la création de l’Union des Français de l’Étranger (UFE) en 1927, ses élus s’engagent pour vous et pour améliorer votre vie quotidienne, en particulier à propos d’enseignement et d’éducation, d’action sociale et de santé, de droits, d’économie et de fiscalité…L’UFE Tunisie- L’association est au service des Français depuis 1927.- Elle compte plus d’un millier d’adhérents en Tunisie.- Son siège se trouve 7 rue du 1er juin à Tunis.
Pour plus d'informations, voir site Mutu/ PMF : http://www.anciendemutu.org/Contact mail : mailo:secretariat@anciendemutu.org

mercredi 10 juin 2009

Élections européennes du 7 juin 2009 : mon sentiment…

- Heureux que la majorité présidentielle ait eu le meilleur score par formation
- Prudent en tant que M.P. quant au résultat global affiché de toutes les formations de l’échiquier national
- Admiratif quant à la technique utilisée par Dany le vert devenu grand stratège après Dany le rouge le révolutionnaire de 68. Réellement de la haute voltige, objectif atteint 5/5. Je suis ébloui pour l'art..
- Troublé par la campagne réellement bien organisée pour promouvoir le film « Home » par le biais de la toile et relayé par les médias, le tout d'une seule voix toutes tendances confondues..
- Convaincu que cette projection, 2 jours avant le scrutin, a favorisé des milliers de voix à Europe Ecologie
- Pas surpris par les échanges au Vitriol entre Bayrou et Cohn- Bendit......programmation ??
- Troublé par le même son de cloche des mêmes médias toutes tendances confondues quand au communiqué-analyse du résultat final de ces européennes
- Prévisible la volonté de Bayrou de ne rien lâcher malgré l'invitation super médiatisée, tout azimut et sur la pointe des pieds de Corinne Lepage pour le pousser à la sortie.
- Convaincu que des tensions internes sont en cours ou surgiront dans « Europe écologie » à commencer par la répartition des responsabilités..
- Pas terminé le feuilleton des européennes. Des rebondissements sont à prévoir…
- Optimiste quand aux leçons à tirer de ces européennes pour les prochaines régionales…je l'espère en tous les cas..

vendredi 5 juin 2009

Parce que l'Europe, c’est notre avenir et notre destin

Parce que l'Europe, c’est notre avenir et notre destin,
Parce que l’Europe a encore beaucoup de chemin à faire pour se parfaire,
Parce que Nicolas Sarkozy a le poids et l’énergie pour accélerer les choses,
Parce que sa présidence francaise a été performante et innovante,
Alors faisons lui confiance pour changer l'Europe et
votons MAJORITE PRESIDENTIELLE

VOTEZ nombreux le 7 juin

Xavier Bertrand : « Nicolas Sarkozy a besoin de nous pour réussir, pour continuer à changer la France et l'Europe. »

François Fillon : s'abstenir, ce n'est pas seulement choisir le statu quo, c'est offrir à la technocratie le pouvoir de dominer la démocratie. »

jeudi 4 juin 2009

BABA OBAMA ( père OBAMA), le sage africain

A l’écoute du discours historique de Barack Obama, la première image qui m’est venue à l’esprit, c’est celle du grand sage africain, assis à l’ombre d’un chêne et qui s’adresse aux différentes tribus, habituées plutôt aux jeux des alliances et des conflits, à l’incompréhension des Us et coutumes des uns vis-à-vis des autres..ce n’était pas seulement un message aux musulmans…mais bien à toutes les tribus de la planète entière. Savant mariage de la puissance et du pragmatisme de l'Amérique avec le coeur et l'esprit de l'Afrique...Le monde change...

Le siècle futur sera celui de l’humain ou ne le sera pas....Merci Barack.

Voir posts précédents du 20 janvier 2009, il y a plus de 5 mois..
http://dali-raphaet.blogspot.com/2009/01/barack-h-obama-president.html
http://dali-raphaet.blogspot.com/2009/03/otan-les-conditions-sont-requises-pour.html

dimanche 31 mai 2009

Hymne à l’amitié et à la fraternité : intervention de Francois-Emile Truchet, grande figure nationale à nos retrouvailles à Toulon 9 mai 2009

Personne n'a su mieux que toi traduire l'héritage et le message des anciens de Mutu aux prochaines générations.
Au nom de tous les AGALMIENS, de tous les anciens de Mutu, tu as notre profonde reconnaissance. AGALM/PMF


Bien chers vous tous,

Comment aimez-vous les discours? La rime et la raison s'accordent et se conjuguent pour répondre: courts. Dont acte. Je veux dédier mon mot à tous ceux, fort nombreux ici présents, que je salue dans un même élan confratemel mais, aussi, à tous ceux disparus lesquels, en aucuns cas, ne sauraient sombrer et tomber dans l'oubli. Oubli dans le temps, oubli dans les mémoires. Oubli à jamais. Mais au fait, qu'avais-je, qu'ai-je à vous dire?

Je suis soudainement pris d'effroi. Pourquoi? Certaines idées s'en vont, presque honteusement, sur la pointe des mots, sans qu'on puisse les rattraper, au moment précis où l'on s'apprêtait à les exprimer. J'ai la faiblesse de croire que c'étaient les meilleurs et la tristesse de constater qu'on ne les retrouvera pas de sitôt. Lors - qui sait? -, c'est peut-être cela même le « marqueur» de la vieillesse, du gérontisme, ne disons pas encore de la sénilité. Et d'aucuns en souffrent et en pâlissent plus que d'autres. Quoi qu'il en soit, avec confusion donc, j'ai complètement oubliè ce dont je souhaitais vous entretenir, ici et maintenant. Hic et nunc.

Aussi, vais-je aller tout de go à l'essentiel. Qu'est-ce que l'AGALM ? C'est la traduction et l'expression d'une amitié profonde et pérenne, forgée au sein d'une communauté forte de ses valeurs intrinséques, « cimentée» ab initio, par le partage et le passage dans un même lycée, alias les « Anciens de Mutu ». Un label. Un sceau. Un référent. Allais-je dire, une signature. Une marque de reconnaissance comme un signe d'appartenance. Toutes « espèces» confondues: j'entends par là, enseignés, enseignants, sans oublier les surveillants - les « pions», comme on disait - qui en sont un maillon et font, volens nolens, partie intégrante de la « chaîne éducative ». Je n'omettrai, en aucune maniére, d'inclure et d'intégrer dans ledit « systéme », l'encadrement- surveillant général et directeur-, hors lequel aucun établissement ne saurait fonctionner. Tous, à des titres divers, ont valeur d'exemple.

L'AGALM, c'est aussi un entrelacs dru et serré de sentiments entremêlés et fortement intriqués, un creuset à l'évocation duquel, personne d'entre nous - je dis bien: personne - n'est indifférent. Un même référentiel, un même repére, une même « matrice» a vrillé nos cœurs et soudé nos âmes. Un creuset porteur de valeurs - comme je l'ai dit précédemment- et qui a pu et su insuffler, en tout un chacun, une part de sa force. De sa personnalité. De sa quiddité. Aujourd'hui encore, nous demeurons unis par une de ces amitiés pudiques et rudes tout à la fois, qui nous lient tous et nous aident- inconsciemment - à supporter les turbulences de l'existence et à éviter, peu ou prou, les ronces du chemin. Tant il est vrai que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, m'appuyant d'abondance sur divers et différents « vécus ». A chacun son destin, son fatum. Son « mektoub ».

Mais foin de philosophie ou autre métaphysique. Aussi, vivons et goûtons pleinement l'instant présent. Carpe diem. Nous voulons entendre vos rires. Nous voulons voir vos regards briller d'une flamme qui ne soit pas vacillante mais avenante et brillante, à défaut d'être étincelante - à l'impossible nul n'est tenu, n'est-ce pas? Et puis, pour finir, nous voulons voir se dessiner sur tous vos visages, ce sourire malicieux, farceur et moqueur ô combien, taquin et coquin, qui était le vôtre lorsque, notamment, vous vous gaussiez, en jeune impertinent, de l'embrouillamini du charabia - c'était, du moins, votre perception d'alors - quant aux cours peaufinés et dispensés par vos professeurs et dont, nonobstant, je suis persuadé que vous en avez gardé, assurément, le meilleur souvenir. A l'évidence, ils ont beaucoup « compté ». C'est là une intime conviction raffemnie d'un « supplément d'âme ».

Conséquemment et mutatis mutandis, demeurez espiégles sinon turbulents en cette circonstance et en cette enceinte, restez railleurs sinon chahuteurs, usez - sans abuser - de cet esprit « bon enfant », et faites de cette rencontre un raout remarquable et inoubliable. Un point d'accumulation de souvenirs. Un amplificateur d'émotion pure et vraie, en ce sens qu'elle n'est point feinte. Un moment fort voire essentiel. Une corrélation entre un ressenti et un passé qui coexistent momentanément. Songez-y plutôt: nombre d'entre vous - en ces instants mêmes - sont saisis et « traversés» par une reviviscence de leur adolescence. Des « tranches de vie» ont défilé avec plus ou moins d'imprégnation et d'imbibition. Un écho qui les secoue au plus intime de leur quant-à-soi. Une étrange sensation. Une valse d'images bousculées s'entrechoquent avec intensité. Avec leur vérité et leur densité. « Ô temps, suspends ton vol », disait le poète.

Et si j'ai parlé d'une rencontre - faute d'un terme plus approprié -, vous aurez compris et admis que, fort souvent, certains mots ont, en soi, une portée qui nous échappe. C'est, précisément, le cas en la circonstance: la finalité de notre « rassemblement» se veut de donner conscience à tous les participants, de la force de l'amitié et du souvenir qu'ils portent en eux. Enfouis peut-être mais qui ne demandaient qu'à « s'exonder » et à ressortir, qu'à émerger et à se manifester sous l'effet d'un facteur déclencheur. D'un catalysateur. En l'espéce, notre rencontre. Lors, si vous aviez encore un doute sur la définition et, surtout, sur l'acception que je donnais à ce terme, je veux espérer que j'ai ôté en vous un doute et que vous m'aurez rejoint quant au sens à en retenir, sans lyrisme nostalgique aucun ou autre idéalisme archaïque. Donner sens à nos mots et à nos vies, c'est un impératif. Une nécessité devant avoir force de loi - je le pense vraiment et fondamentalement. CAMUS a dit: « Il s'agit de savoir si la vie devait avoir un sens pour être vécue ». Aussi et au-delà des aléas de l'existence, faisons nôtre cette pensée d'HERACLITE : « Le soleil est nouveau tous les jours" . A brûle-pourpoint, dans mon propos, parlons de « tantôt» : j'ai cru comprendre que dans le cadre des réjouissances à venir, il va vous être proposé de reprendre ensemble unanimement - en grands enfants d'une même famille - un air connu sur des paroles revues et proposées par un de nos camarades. Reprenez-le tous en chœur: les chansons résument et disent souvent la vérité des cœurs et des hommes. Complémentairement et, plus souvent qu'à son tour, chanter à l'unisson en chorale permet de renaître: comprendre de revivre ensemble quelque passé commun toujours prégnant, où l'adolescence le disputait à la connivence et à l'insouciance. Ya hassrah (Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, fredonné-je in petto).

Une rencontre, disais-je, souhaitée, pensée, élaborée et «concoctée», montée et articulée, animée de « main de maître» - si j'ose dire - par notre président Raphaet DALI et par tous ses amis ayant, de concert, travaillé d'arrache-pied au succés incontestable d'une «grand œuvre» commun et grandiose. Et ce, dans la plus stricte intimité et en toute simplicité. Avec un dévouement et un engagement qu'il nous plaît de souligner. Ils ont su indéniablement conjuguer et faire rimer humilité et efficacité. Et qualité. Tout comme désormais, Toulon avec tout bon. Un sans faute. Une copie parfaite ce qui, convenons-en, relevait plutôt de la quête du Graal quand nous étions lycéens. Oui, ils nous ont fait, en l'occurrence, un magnifique cadeau. Un superbe présent. Sur fond d'affection et d'abnégation. Ne le leur répétez pas, ça leur ferait de la peine, eu égard à la modestie fonciére qui les habite et à leur pleine et entière discrétion. Ils se veulent et sont hors-champ des lumières. Ce sont, à proprement parler, des «antihéros de l'ombre». Alors, transgressant mon propre interdit et outrepassant inconsidérément mon temps de parole - puisque, aussi bien, j'avais promis liminairement de « faire court» -, je prends sur moi et je tiens en vos lieu et place, en votre nom à tous auquel je m'associe intimement, à leur rendre un hommage solennel- publiquement et passionnément - en séance plénière, et à leur dire, sans recherche d'une quelconque surenchère, un authentique, un très sincére, un immense et collectif merci. Nous leur en avons et leur en témoignons une vive reconnaissance et une profonde gratitude.

François-Emile TRUCHET (que ses amis appellent Milou) Toulon le 9 mai 2009